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DOSSIER HEBDOMADAIRE d’aide à la communication de proximité

COMMUNICATION 

Dossier hebdomadaire
d’aide à la communication de proximité
 

Semaine du 1er au 7 novembre 2010 

édito : 

lutter ensemble, construire ensemble 

articles : 

ÉLECTRICITÉ 

nouvelle hausse des tarifs 

RETRAITES 

les neuf mensonges de la droite 

LE PCF MET SA PROPOSITION DE PACTE 

en débat 


édito 

Lutter ensemble, construire ensemble 

La direction communiste lance une adresse aux citoyens pour amplifier le mouvement sur 
les retraites et construire, avec le Front de gauche, une politique de rupture avec le libéralisme. «Tout mettre en œuvre pour que le mouvement se développe, pour en élargir l’assise populaire et parti­ciper à le faire gagner. » C’est la tâche de l’heure pour les communistes énoncée par Bob Injey, ouvrant les travaux du Conseil national du PCF. 

La direction communiste a fait le point de l’activité déployée par le Parti qui a contribué à la montée en puissance de la lutte sociale, et proposé de nouvelles initiatives. Une « adresse au peuple de France » a été rendue publique. « Nous le disons haut et fort : rien n’est joué », écrivent les communistes, qui, tout en appelant à « amplifier » encore la mobilisa­tion, posent la question de sa traduction politique. « Nous voulons cons­truire dès maintenant les changements politiques qui permettront à la gauche de rompre avec les logiques libérales que prônent le Medef, la Commission européenne ou le FMI », poursuit le document. Pour y parvenir, « c’est à vous, à nous ensemble de dire : voilà ce que la gauche devra faire », expliquent les communistes, qui proposent à tous de « construire, ensemble, un pacte d’union populaire ». 

Se soumettre ou se dégager des exigences libérales, c’est bien l’enjeu pour la gauche dans la période qui s’ouvre. Il y a le risque d’une gauche qui, certes, gagne face à Sarkozy, mais échoue ou renonce à changer véritablement de politique. À commencer par le dossier des retraites, où la position du PS favorable à l’allongement de la durée de cotisation l’illustre à sa manière. Pour Pierre Laurent, il s’agit de résorber le « décalage entre le rapport de forces construit par le mouvement et les réponses politiques ». « La réponse politique n’est pas à la hauteur du mouvement, c’est ce chemin difficile qu’il faut ouvrir, en amplifiant le tra­vail de popularisation d’autres solutions pour les retraites, et en proposant aux acteurs du mouvement d’entrer dans le débat politique en leur disant : nous ne pouvons pas résoudre le problème sans vous », a précisé le secrétaire national n 



 

 

Électricité 

nouvelle hausse des tarifs 


Prié de dire si la facture d’électricité augmenterait de 3% en janvier, le ministre du Budget l’UMP Baroin, a répondu sur Europe 1: « C’est une déclinaison du Grenelle de l’environnement [...] Donc c’est confirmé ». 

Le gouvernement a donné son aval à un amendement au projet de budget qui pré­voit une hausse de la contribution au service public de l’électricité, payée par les consommateurs, pour financer notam­ment l’essor de l’électricité solaire. 

Si le gouvernement ne bloque pas cette hausse avant le 31 décembre, comme le demande l’opposition de gauche, elle pourra atteindre 3 euros par mégawatt-heure, soit une augmentation de l’ordre de 3% pour les particuliers. 

La ministre de l’Économie, Christine Lagarde, a laissé entendre que le gouver­nement ne s’opposerait pas à une hausse des tarifs, rendue possible par le vote d’un amendement au projet de loi de finances pour 2011. 

La dernière hausse des tarifs réglementés de l’électricité en France, de 3,4% en moyenne, date du 15 août n 


 

 

­ 


 

Retraites 

les neuf mensonges de la droite 


En martelant son message,
la majorité pensait convaincre
de la justesse et de l’inéluctabilité
de sa réforme
. Mais le catéchisme néolibéral ne résiste pas à l’examen des faits. 

Quelle « justice sociale »? « La réforme est juste, fondée sur la solidarité entre les généra­tions et à l’intérieur des générations. » Pré­sentant le projet de loi lors du Conseil des ministres du 13 juillet, le ministre du Travail, Éric Woerth, donnait la ligne. Et balayait la réalité, rappelée par les sénateurs communis­tes et du Parti de gauche : « 85 % du coût de la réforme est supporté par les salariés », contre 15 % pour les détenteurs des capitaux. 

Une réforme inexorable? « Il n’y a pas d’autre solution que de la mettre en œuvre », selon le chef de file des députés UMP, Jean-François Copé. La majorité s’assoit sur les propositions des socialistes, et sur le projet de loi 
alternatif présenté par les parlementaires PCF-PG, qui prévoient d’autres pistes de financement des retraites, notamment une taxation plus importante du capital, qui assu­rerait un retour à l’équilibre des comptes sociaux. 

Démographie oblige? « Si on vit plus long­temps, on doit travailler plus longtemps. Ce n’est pas un choix idéologique. » Nicolas Sarkozy dépoussière l’argument démographi­que. Mais pas un mot sur le fait que l’allon­gement de la durée de vie est en partie dû à l’amélioration des conditions de travail arra­chées par la gauche et les syndicats. Ni sur cette statistique : l’espérance de vie en bonne santé d’un ouvrier est de… cinquante-neuf ans. 

La pénibilité reconnue? Pas question de dresser de liste des « métiers pénibles ». Tout en avouant ne disposer « d’aucun moyen pour apprécier de façon rigoureuse à partir de quel seuil d’exposition la probabilité d’être malade devient une quasi-certitude », la droite remet en cause l’existence d’une médecine du tra­vail indépendante. Éric Woerth défend ainsi l’examen au cas par cas des situations de pénibilité en plaisantant : « On pourrait dire que tous les métiers sont fatigants […] et que lorsqu’on est éveillé c’est plus fatigant que quand on dort »… 

Le dialogue social renoué? « Nous avons mené jusqu’au bout le dialogue social avec les organisations syndicales. » En septembre, avant que le mouvement national ne soit lancé, les syndicats tentaient d’obtenir une négociation, en écrivant à Nicolas Sarkozy, François Fillon, et à l’ensemble de la majorité pour leur demander « solennellement d’en­tendre le point de vue des organisations syn­dicales ». Ces jours-ci, Bernard Thibault déclarait : « S’il y a ouverture de négocia­tions, le mouvement ralentit, voire s’arrête. » Il n’a toujours pas obtenu de réponse. 

Les femmes y gagnent? « Garantir l’avenir du système de retraite français, c’est donc garantir l’avenir d’un système très protecteur pour les femmes. » La députée UMP Maryse Joissains-Masini relaye complaisamment cette « avancée » : le maintien de la retraite à taux plein à soixante-cinq ans. Sans dire qu’il ne concerne que les femmes nées entre juillet 1951 et décembre 1955, qui ont eu trois enfants et ont travaillé avant leur naissance. 

Les pensions préservées, Jean-François Copé : « Il n’est pas question de jouer sur le montant des pensions. » Sait-il qu’« à durée de travail équivalente et en supposant que les trimestres nécessaires pour obtenir une retraite à taux plein aient tous été cotisés, le retraité touchera, après la réforme, une pen­sion plus faible que celle qu’il aurait obtenue avant » ? Ce sont les Échos qui l’écrivent : à terme, pour une surcote de deux ans, un non-cadre perdra 1 881 euros par an. Pour un cadre, la perte sera de 1 587 euros. 

Les jeunes manipulés? « C’est renvoyer à la jeunesse une image extrêmement négative d’elle-même que de la considérer comme dépendante », selon la sociologue Anne Muxel. Les jeunes se considèrent comme « les premières victimes » de la réforme, puisque le maintien au travail des plus âgés leur ferme les portes du marché du travail. C’est sans doute cet excès de conscience qui gêne la droite. 

La vraie réforme en 2013? « Le gouverne­ment est obligé de reconnaître que sa réforme est une réforme de colmatage et ne répond pas à l’exigence de mettre les Français à éga­lité devant la retraite. » Le sénateur UMP Dominique Leclerc a donc fait voter un amendement qui prévoit l’organisation « à compter du premier semestre 2013 », d’une réflexion nationale sur une réforme « systé­mique » des régimes de retraite. À l’étude : la retraite par points. 

Les fonds qui proposent la retraite par capita­lisation se frottent déjà les mains… n 


 

 

Le PCF met sa proposition de pacte 

en débat 


Six acteurs du mouvement social et de la société civile ont débattu avec les membres du Conseil national du PCF de la proposition d’un pacte d’union populaire
que formulent les communistes. 

Au lendemain de la séance du conseil national du PCF qui s’est proposé de « franchir une étape et d’entrer dans une phase active » de la construction de ce pacte, ses membres sont passés aux tra­vaux pratiques, en invitant six personnali­tés intéressées par la démarche : les syndi­calistes Gérard Aschieri et Maryse Dumas, le président de la Ligue des droits de l’homme, Jean-Pierre Dubois, la magistrate Évelyne Sire-Marin, la travail­leuse sociale Mireille Flageul, et le maire de Pierre-Bénite, Serge Tarassioux. L’occasion pour les orateurs de dévelop­per, en particulier, leur vision du rapport des citoyens à la politique et des condi­tions dans lesquelles le mouvement syndi­cal et associatif peut contribuer à l’élabo­ration d’un projet politique de transforma­tion de la société. 

Pour Maryse Dumas – présente à titre individuel et non au nom de sa confédéra­tion, a-t-elle précisé –, la démarche de pacte proposée par le PCF doit encore être clarifiée dans son contenu et le champ du rassemblement visé : « S’agit-il de la transformation de la société ou se limite-t-il à la construction d’une politique de changement pour 2012 ? S’agit-il d’unir les forces du Front de gauche et les orga­nisations “proches” ou de rassembler tous ceux intéressés par cette démarche ? » La responsable syndicale a aussi insisté sur la nécessité de veiller au respect de l’indé­pendance des partenaires : « L’existence d’un syndicalisme indépendant est indis­pensable à un projet de transformation sociale, parce qu’en unissant les travail­leurs sur leurs revendications, il permet l’émergence de mouvements de masse face au capital. » 


Jean-Pierre Dubois, lui, a plaidé pour la poursuite d’un débat sur le fond entre la LDH, «association politique indépendante des partis», et le Front de gauche, au même titre que les autres forces de gau­che. Pour lui, ce dialogue est plus utile que la signature formelle d’un pacte par la LDH. « Chacun dans son mandat, nous pouvons peser ensemble pour construire un processus citoyen permanent», a-t-il estimé. 

Réflexion voisine pour Évelyne Sire-Marin, pour qui « on peut s’engager ensemble sans avoir signé chez les uns ou les autres». L’ancienne présidente du Syndicat de la magistrature propose de continuer «les ateliers et forums thémati­ques » pour donner corps à un « engage­ment collectif sans adhésion formelle ». 

Des propositions auxquelles souscrit Gérard Aschieri, qui y ajoute « l’absence de hiérarchies ou de domaines réservés » entre partis et syndicats. 

Quant à Mireille Flageul et Serge Taras­sioux, ils ont, chacun à partir de leur expé­rience, consacré leurs propos à l’enjeu de la participation des citoyens des quartiers populaires, l’une en proposant de s’appu­yer sur le foisonnement de « collectifs locaux qui luttent pour l’égalité des droits », le second en proposant de relever le défi posé par la « ghettoïsation » crois­sante de la société, et d’impulser un pro­cessus semblable dans son ambition « aux États généraux de 1789 ». 

En conclusion, Pierre Laurent a rappelé le sens et l’ambition de la démarche du PCF. « Nous voulons permettre au plus grand nombre d’énoncer ensemble le projet col­lectif que la gauche devra mettre en œuvre en 2012. Aujourd’hui, les conditions se créent pour une défaite de Nicolas Sarkozy, mais pas encore pour une réponse politique à la hauteur de ce qu’exprime la société. » 

Un obstacle que les forces de transforma­tion sociale ne pourront franchir qu’en permettant « l’intervention populaire », estime le secrétaire national du PCF n 


 

 

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